Ma maison du Kentucky

 

 

 

Ma Maison du Kentucky

(John William)

 

 

Le ciel est bleu

Tout là-bas au Kentucky

C'est l'été, le nègre sourit

Le blé mûrit

La prairie est toute en fleurs

L'oiseau chante au rythme de nos coeurs.

 

De chaque seuil

On entend l'écho des jeux

Les ébats des gosses joyeux

Mais tout cela

Quand pourrais-je le revoir ?

Ma maison du Kentucky, bonsoir.

 

A quoi bon tant de pleurs ?

Rions de nos malheurs

Souriez, ma mie

Et chantez entre mes bras

Notre toit du Kentucky

Tout là-bas.

 

Adieu le temps

Où courant par les chemins

Je suivais le lièvre malin

Adieu les champs

Sous la lune qui répand

Sur les cases son éclat troublant.

 

Combien de jours

Qui s'enchainent à la nuit

Ont marqué nos peines depuis ?

Par un espoir

Ne traverse le ciel noir

Ma maison du Kentucky, bonsoir.

 

A quoi bon tant de pleurs ?

Rions de nos malheurs

Souriez, ma mie

Et chantez entre mes bras

Notre toit du Kentucky

Tout là-bas.

 

Sous le destin

Notre échine doit plier

Notre front toujours se courber

En tous les lieux

Où le Nègre s'en ira

Le malheur suivra toujours ses pas.

 

Un jour j'irai

Sans un geste, sans un mot

Emportant mon triste fardeau

Dire à la mort

Que Dieu garde en son pouvoir

Ma maison du Kentucky, bonsoir.

 

A quoi bon tant de pleurs ?

Rions de nos malheurs

Souriez, ma mie

Et chantez entre mes bras

Notre toit du Kentucky

Bonsoir.